Mise au point de la Rédaction de Jeunes Tchad

1 Août 2013 , Rédigé par Jeunes TchadJeunes Tchad est un espace de discussion et de réflexion administré par DJARMA Acheikh Ahmat Attidjani blogueur activiste et analyste indépendant.

Mise au point de la Rédaction de Jeunes Tchad

Après plusieurs interpellations, des menaces et des dizaines de message et de coup de téléphone quant aux publications et activités de la plateforme, Si même la rédaction juge mieux de répondre par le silence comme son habitude face à l'agitation des paranoïas, par respects aux fidèles lectures et par profonde sincérité, il est nécessaire d’éclaircir certains points aux observateurs étrangers et l'opinion nationale qui nous suivent certains aspects et le style de la plume adapté par la Rédaction et aussi une réponse à tout ce monde qui n'ont pas eu de suite à leur message.

Anti Gourane, anti Zakhawa, divisionniste, ségrégationniste, tels sont les qualificatifs à l’égare des publications de la rédaction de Jeunes Tchad.

Jeunes Tchad assumera tout ses publications mais jamais responsable de la compréhension de ses lecteurs.

L'attitude de certains intervenants souvent dans la plateforme est désolant, se croient à des ''intouchables''. Si la plupart des lecteurs observent le silence, n'y pas que des ''Djiddo de N’Djamena'', des lascars indiscipliné dont l’activité cérébrale frôle le zéro qui interviennent, mais aussi des personnalités bien connues dans l’esphère politique voir même des responsables dont les propos déplacés consciemment jouant à la victimisation nous interpellent tous.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il faudrait de prime abord rappeler le sens des mots. En effet, le «clanisme» communément employé pour designer un régime autoritaire, c'est un système social d'organisation fondé sur le clan, sur une tribu constituée d'un regroupement de familles. Cependant, je remarque qu'il y a deux camp qui se prennent à des ''intouchable'' et clanique: les partisans du régime d'Idriss Deby que la rédaction nomme des ''Debyste'' et les partisans de l'ancien régime d'Hissen Habré ''; les Habresiste''. (Soit dit en passant que les deux se détestent à mort).

S'agissant des Debystes, l'arriver de Deby au pouvoir doit sa gloire au soutien inconditionnel et indéfectible de son groupe ethnique les Zakhawa et surtout une franche partie de ceux du Soudan au Darfour dont le clanisme est érigé la réglé sacrée absolu à n'ait jamais franchir; hérité de son prédécesseur. Les premiers règnes du régime dont beaucoup semblent oublier était très sanglants, des assassinats, des violes, des voles et massacres jours et nuits, sans distinction orchestré la plus part par la garde présidentielle clanique notamment au Logone- et Chari et tout récemment dans le Dar-Tama et ça continue. Si quelques uns de cet ethnie se sont rebellés après avoir consolider le régime et infligés pendant des années aux tchadiens toute sorte de calvaire s’érigent scrupuleusement sans honte en libérateur, ce n'est nul par patriotisme moins encore pour le respect des valeurs de l’être humain, mais uniquement d'ordre familiale et ethnique, comme s'il n'y a qu'eux au Tchad.

Comme tout régime clanique, il y a d'autre prêt à tout à fin de satisfaire leur désir matérialiste offrant leur service au tyran et sa famille mais qui ne seront jamais égale, ni de la famille. Les serviteurs volontaires et Zélé du régime ne manquent pas de se faire constamment humilier et d’être cruellement mal traités comme des esclaves. Une servitude volontaire qui donne une certaine légitimité au système et une illusion d’équilibre de gestion.

Là est « le secret et le ressort de la domination, le soutien et le fondement de toute tyrannie » disait la La Boétie. C'est -a-dire rendre ces gens « complices » des « cruautés » du régime, les asservir en leur donnant l'occasion de dominer d'autres à leur tour. Ils deviennent les courtisans qui se font les complices du clanisme perdant même coup leur propre liberté et toute dignité. Certains flattent leur maître espérant ses faveurs, sans voir que la disgrâce les guette nécessairement, devenus complices du pouvoir.

Les ''Debystes'' en premier lieu les Zakhawa ne font jamais objet de sanction contrairement à leurs complices d'autres communautés.

Quant aux Habresites c'est un autre phénomène. Dans leurs illusion que le pouvoir leur revient de droit. Si tribaliste, d'esprit étriqué et encarcanné par la rude du désert et le désire irrésistible de la violence, la culture est tout sauf exemplaire. Leur compatriote du Sud les appels les Nordistes - les Gouranes dont est issu Hissein Habré le prédécesseur de Deby et son maitre spirituelle des crimes et massacres. Les Gouran, ne cessent leur soutient indéfectible à qui est responsable de la mort de 40 000 personnes juste par ce qu'il est l'un de leur. Un clanisme et une mentalité qui trouvent la source dans l’éducation et l’environnement. Ils sont bien évidement à l’écarte de l'holocauste dont ils ont activement contribuer.

Les Habresites et ceux qui ont jouit de sa clémence et profitant du régime au moment ou d'autres au Sud, au Centre et a l'Est sont littéralement; torturés; massacrés, des villages entièrement dévastées, la politique de la terre bruler et la terreur étaient leur principes de base face au peu de revenu de l'Etat.

Si les Debystes homonymes des Habresites ne fond jamais objet de sanction, les Habresiste eux, par défaut de pouvoir, n'aiment jamais être objet de critique, ni de Habré, ni de ce qui à un rapport avec Gourane. Alors que leur bilan de 8 ans de règne absolu est un véritable désastre. On ne peut critiquer ce passer douloureux et cette culture brute sans être traiter de tribalisme, d'anti-Gourane, de ségrégationniste, et tout les noms d'oiseaux, ou sans que votre sécurité ou celle de vos proches ne soit mise en danger.

Et pourtant, Il ne viendrait à l’esprit de personne de considérer que si on critique un cadre sudiste (ressortissant du Sud), qu'on est anti-sudiste. Et comme pour prouver ces critiques, ils menacent, intimident et même agressent violemment à la moindre occasion. Mais le ridicule c'est qu'ils traitent les Debystes et tout ceux qui ne partagent pas leur vision de tout les maux. J'attire l'attention de passage à une figure emblématique, opposant de Deby qui aspirent véritablement à la justice et un État de droit l’intérêt de signer une pétition '' Liberté pour Hissein Habré'', soit disant qu ''il ne peut avoir justice sans Deby''. A la nuance que la pétition appel à la libération c'est-a-dire à l’impunité et non à un quelconque interpellation de Deby. Défendrons-nous un jour Oumar El-Bechir si jamais se fait prisonnier à la CPI ? Ou signerons-nous une pétition de soutien à Hilter à titre posthume? Les victimes du régime Habré et leurs familles méritent au moins du respect, c'est d'eux qu'il s'agit avant qu'il ne soit politique.

Revenons au sujet, alors les Habresites et les Debyste violant et « Intouchable » car ne peuvent faire l’objet de critiques ou de sanctions, ainsi du fait de leurs réactions violentes, sauvageonnes et ordurières, contribuent malheureusement à véhiculer et pérenniser l’image de tout l'ethnie et non seulement d'un système de gestion d'un quelconque régime. Ces réactions participent également d’une idiotie utilitaire qui apporte de l’eau au moulin à ceux engloutie par l'injustice, submerger dans la haine et aveuglé par la vengeance.

Est-il encore possible de parler ou critiquer certains comportements adoptés par certaines personnes appartenant à certaines communautés ethniques, sans se faire traiter de ségrégationniste, divisionniste etc... ? Si on peut critiquer les gros, pourquoi devrait-on épargner les nains ? Si on peut dénoncer les dérives du régime, pourquoi ne pourrait-on pas en faire autant de ceux d'opposants? Si on peut critiquer un inconnu, et pourquoi pas un parent, un ami ou un proche ? Si on peut critiquer les femmes, et pourquoi pas les hommes ? Si on se moque des sudistes, pourquoi pas des nordistes ? Existe-il des "intouchables" ? Comment peuvent-on instaure l’égalité et la justice par le communautarisme? Peut-on critiquer certaines personnes et éviter de critiquer d'autres ? Et au nom de quoi peut-on le faire avec ceux-ci, mais pas avec ceux-là ?

De toute façon, ici sur la plateforme de Jeune Tchad, il n’y a pas d’intouchables, et si vous vous considérez comme intouchables, Jeunes Tchad vous touchera d’un doigt d’honneur. Aucun dérive, aucun ethnie n’est à l’abri de critique de Jeunes Tchad. Du Nord ou du Sud, dignitaire du régime ou Opposant, Étudiant ou villageois, homme ou femme… tout le monde en prend pour son grade et rien à faire de ceux qui ne sont pas contents. Je réaffirme pour une dernière fois, je suis un fervent défenseur de la liberté d’expression et un farouche partisan de la démocratie dont elle est l’émanation; et je suis pour que cette démocratie écrase tous et celles qui oseraient se dresser contre elle. Quand on critique les autres, ça passe, et parfois même vous rigolez, mais quand c’est votre tour, vous pleurnichez, et sais-je encore? Arrêtons avec cette hypocrisie car personne ne vaut pas mieux que les autres, personne n’est intouchable. Si je dois rien dire pour vous nuire, je vais rien taire pour vous plaire.

NB: je critique les comportements de ceux qui se revendiquent de tel ou tel ethnie et non un Zakhawaphone, ni Gouranphone, moins encore un Sudistiphobe et autre, une nuance.

Djarma Acheikh Ahmat Attidjani, activiste, blogueur et analyste indépendant

Administrateur de Jeunes Tchad

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