FAO: Rapport du Plan d’action pour le Tchad 2011-2012

13 Août 2012 , Rédigé par Jeunes Tchad

Le Tchad est parmi les pays les plus pauvres du monde en dépit de la richesse de ses ressources naturelles. Ainsi,
environ 54 pour cent des Tchadiens vivent en dessous du seuil de pauvreté, qui touche essentiellement le milieu
rural où vit 87 pour cent de la population pauvre.
Les causes de la vulnérabilité du pays sont liées à son système de production, basé sur une agriculture ou un agropastoralisme
de subsistance, avec des productions très extensives, peu mécanisées et fortement dépendantes des
aléas climatiques. Si les principales contraintes du système de production restent structurelles, il faut cependant noter
une forte dimension conjoncturelle. Les tensions et conflits qui ont prévalu jusqu’en 2008-2009, et qui ont notamment
induit le déplacement de près de 180 000 personnes à l’est du Tchad, sont à ajouter aux causes de la vulnérabilité.
Avec ce Plan d’action, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) indique les priorités
de son programme des opérations d’urgence et de réhabilitation au Tchad pour la période 2011-2012. Ce Plan
propose des activités complémentaires à celles du programme de développement de long terme de la FAO, dans
le but de réduire les effets des crises alimentaires récurrentes liées aux aspects conjoncturels tout en améliorant la
préparation aux crises et l’efficacité de la réponse de court terme dans le secteur alimentaire et agricole.
En collaboration avec les agences des Nations Unies, le gouvernement ainsi que ses partenaires, la FAO, dans le cadre
de ses interventions d’urgence et de réhabilitation au Tchad vise à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle
des populations vulnérables et à faciliter le retour, la réinsertion et la réintégration des personnes déplacées.
Les axes principaux de ce Plan reposent sur:
(1) le soutien aux capacités de production des populations vulnérables affectées par les situations de crise telles
que les aléas climatiques, la destruction de l’outil de production, la déstructuration du tissu économique, et
les conflits;
(2) le soutien à la restauration des moyens d’existence et la diversification des sources de revenus des populations
vulnérables notamment dans les zones à taux élevé de malnutrition;
(3) la facilitation du retour, de la réinstallation et/ou de la réintégration des populations déplacées; et
(4) le renforcement des capacités du secteur public en matière de prévention, de réponse aux crises alimentaires
et de réhabilitation.
Le budget total pour la mise en oeuvre du Plan d’action est de 50,9 millions d’USD pour la période 2011-2011.

Le rapport au complet cliquer ICI

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