Arche de Zoé : la défense charge Eric Breteau et évoque un «mouvement sectaire»| RFI

13 Décembre 2012 , Rédigé par Jeunes Tchad

Le procès à Paris de l'Arche de Zoé s’est terminé ce mercredi 12 décembre après les plaidoiries de la défense, l’un des avocats estimant que les prévenus « ont été aveuglés par leurs bons sentiments ». Six membres de l'ONG sont jugés pour avoir tenté en 2007 de faire venir du Tchad en France 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour. Hier, une peine de trois ans de prison dont deux ferme, assortie d'un mandat d'arrêt, a été requise à l'encontre du président de l'Arche de Zoé Eric Breteau et de sa compagne Emilie Lelouch, tous deux absents au procès.

Avec notre envoyé spécial au Palais de justice de Paris, Franck Alexandre

Eric Breteau et Emilie Lelouch auront été absents jusqu’au bout. En faisant le choix de ne pas être représentés, personne au dernier jour du procès n’a donc plaidé pour les deux responsables de l’Arche de Zoé.n

Et bien sûr, les avocats des quatre autres prévenus ont profité de ce vide pour dégager toutes les responsabilités sur les absents.

Stéphane Lataste, avocat de la défense, a dépeint Eric Breteau comme un gourou, comme un chef de secte, abusant et trompant tout le monde. « Oui, je pense que c’était bien le cas. On a eu affaire à quelqu’un de très subjectif. Comme on l’a déjà évoqué pendant l’audience, il avait déjà fait un miracle pendant le tsunami, donc tous ceux qui se sont engagés derrière lui croyaient vraiment à sa sincérité. Et puis on est dans un mouvement dans lequel on retrouve tous les ingrédients sectaires : la précipitation, l’engagement, le don de soi. Il a eu l’empreinte d’un gourou à l’égard de gens qui lui ont été corps et âme dévoués et qui malheureusement sont partis dans une opération qui s’est achevée dans un immense gâchis mais qui aurait pu réussir. Il y a eu des précédents. Oui, on est bien à mon avis dans un mouvement sectaire ».

Par conséquent pour la défense, rien ne permet de distinguer les quatre prévenus des parties civiles. Comme eux, ils ne sont que des victimes, victimes de l'irresponsabilité du couple Breteau-Lelouch.

RFI

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