Analyse de la sortie de Bozizé accusant le Tchad

3 Avril 2013 , Rédigé par Jeunes Tchad



Si y a quelque chose dont Idriss Deby ne s’attendait pas, c’est bien la sortie de la sorte du président centrafricain déchu Francois Boziz
é qui l’accuse ouvertement dans les ondes de la BBC Afrique de soutenir la rébellion de la Séléka qui à prit le pouvoir par un coup d'Etat,  mais aussi la participation de l’armée tchadienne à mené l’assaut de Bangui et d’ouvrir le feu aux soldats sud africains qui se trouvaient sur leur ''itinéraire'', 13 soldats Sud africains ont eu la mort.
A en croire Bozizé, une telle révélation juste à la veille du sommet extraordinaire de la CEAC, n’ira jamais inaperçu et risque des retomb
és entre N’Djamena et Pretoria.
Le président sud-africain Jacob Zuma participerà
à ce sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, qui s’ouvre ce mercredi en N’Djamena pour discuter de la situation en RCA.
Si les sud-africains ne commentent pas les révélations du président centrafricain déchu, nul ne doutera que Idriss Deby qui prend de Afrique du sud comme une base potentielle en cas d’exile forcée, et de blanchissement d’argent de Gaddafi
,  plus rien ne sera comme avant.
Les révélations de Bozizé confirment ainsi les rumeurs de l’implication de N’Djamena sur la crise centrafricaine véhiculer par les médias.

Le rôle de la France
Le silence de la France face à la crise centrafricaine est complice de la chute du régime.
Lors de la visite honteuse de Deby à l'Élysée en novembre 2012, la question centrafricaine était au centre de discussion, c’est depuis lors que plus rien ne passe entre N’Djamena et Bangui.
Idriss Deby est soupçonné d’armé deux figure rebelle centrafricaine Noureldine Adam et Mohamed Dafhane en exile en N’Djamena, ceci vient juste après le ralliement du général Tchadien rebelle Baba Ladé Abdel Kadder, leader du Front Populaire pour le Redressement FPR qui occupait la partie Nord de la Centrafrique, qui ensuite était de point de départ de la Séléka.

De la poudre dans l’air
A l’offensive de la Séléka au début de l'année en cours qui avait conduit aux accords de Libreville et le déploiement des forces de la FOMAC et des Sud Africains vivement contesté par la rébellion à la demande de Bozizé, ces mêmes rebelles étaient soupçonné abrité parmi ses rangs des éléments de la rébellion tchadienne et soudanaise, une accusation démentie par la collation rebelle qui exigeait le départ des forces Sud africains présentent par un accord militaire depuis 2007 et non les forces françaises qui avait renforcé leurs effectives.
Pourquoi les Sud africains se sont intervenus au coté de la force armée centrafricaine lors de l’attque de Bangui et la Fomac fut bombardé alors que ses positions était clairement définie?

Les intérêts économiques
Au temps de l’ex-président Ange Felix pâtassé, le géant pétrolier Americian RSM Petroleum avait effectuer des forages pour exploiter le pétrole souterrain découvert au Nord-est de la Centrafrique, mais à arrivé de François Bozizé en 2004, il décide de ne pas renouveler la collaboration de la République Centrafricaine avec RSM Petroleum et tournants ainsi le dos aux multinationales américaines et française.
Après 6 année du mise à coté du projet d’exploitation pétrolier, la China National Petroleum Corporation, une société chinoise décroche le contrat, chose dont la France et les Etats-Unies ne semblent guère apprécier.

Les enjeux politiquew et l'approche diplomatique
Depuis l'arrivé de la gauche au pouvoir en France, le dictateur invétéré Idriss Deby dévoué par les nouveaux locataires de l'Élysée et les organisations de défense de droit de l’homme, prend ses distances et se passe pour un panafricaniste, d’abord en boudant le sommet de la Francophonie à Kinshasa et la polémique sur l’affaire de l’arche de zoé.
L’Afrique du Sud dont Deby a soutenu sa candidature pour le poste la tête de la Commission de l’Union Africain au détriment de son allié historique le Gabon, les relations entre N’Djamena et le pays de Mandela ont depuis lors pris une tournure considérable depuis la chute de Gaddafi.
Il a fallu par la bénédiction de la crise malienne pour que Deby monte au créneau à coté des Forces Française traquer les djihadistes et redoré une image.

Ce pendant si le nouveau homme fort de Bangui est une marionnette de Deby comme sont prédécesseur, rien n’assure que le nouveau régime centrafricain ne sera pas hostile à Deby.
Selon une source confidentielle, une partie de la Séléka s’est vite désolidariser, elle perçoit le nouveau pouvoir comme la continuité du régime précédent.
Plusieurs combattants du général Bada Ladé ont intégré la Séléka et la rébellion tchadienne risque de se faire entendre dans jours qui suivent.
Quel avenir pour le régime macabre de N’Djamena?
Wait and see

Jeunes Tchad: Analyste indépendant

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