Qui succédera le dictateur tchadien Idriss Deby s'il succombe à la maladie?

3 Février 2016 , Rédigé par Jeunes TchadJeunes Tchad est un espace de discussion et de réflexion administré par DJARMA Acheikh Ahmat Attidjani blogueur activiste et analyste indépendant.

Qui succédera le dictateur tchadien Idriss Deby s'il succombe à la maladie?

A la fin du mois de novembre 2015, le président tchadien Idriss Deby a été admis à l’Hôpital américain de Neuilly à Paris en France où il a passé plusieurs journées accompagné de membres de son entourage, dont son fils Zakaria.

Confronté a une maladie incurable, aucun détail n’a filtré. Pour rassurer les tchadiens ses entourages quant aux informations circulant sur les réseaux sociaux attestant sa mort, Idriss Deby a tenu une interview à la télévision nationale pour montrer qu’il est non seulement en bonne santé mais aussi bel et bien vivant. Lors de cet interview, les tchadiens ont à peine reconnu leur président.
Une voix rauque, le visage enflé, des doigts engourdis, les regardes figés, un corps montrant des signes de fatigue d’une personne guettée par la mort et qui comme dans un jeu de cache cache cherche désespérément à s’en échapper.

Depuis lors la question de son succession fait débat. Selon la constitution du 31 mars 1996, l’ordre de succession présidentielle définit pour assurer l’intérim comme président de la République du Tchad en cas de décès, d’empêchement, de démission ou de destitution du président élu est le président de l’assemblée. Mais cette constitution sacrée est violée à plusieurs reprise par Deby depuis la révision de 2005 qui a fait sauter le verrouille de la limitation de mandat. Deby s’est alors offert une présidence à vie.
Ainsi le régime au Tchad est tout sauf démocratique et ce qui rend les choses compliqués est que la constitution qui permet une transition pacifique n’a plus de valeur juridique. Une constitution cousu sur mesure pour maintenir un dictateur ne peut valoir un document de référence ou de base. D’autant que parler du respect des lois au Tchad c’est ignoré la logique des années sombres de guerre civile et de conquête du pouvoir par les armes.

Qui pour succéder Deby?

Confronté désormais à la maladie qui le ronge, Idriss Deby resserre les rangs autour de lui en plaçant au poste clé les membre de sa famille dans la sécurité et l’Armée. Une équipe de confiance et soudée pour mission d’unifier le clan autour de la personne choisie, de dépasser les malentendus et les rapport d’ego entre famille.

Lors de la dernière hospitalisation de Deby à Paris, le clan laisse savoir sans l’ombre d’un doute leurs intention à se maintenir au pouvoir après Deby et cela en dépit de menace d’entraîner le pays dans une nouvelle guerre civile. Des tractations seraient en cours en France et dans les pays de la sous région pour imposer un membre de la famille proche de Deby pour le succéder. Trois noms y reviennent souvent: Mahamat Idriss Deby, l’enfant adoptif, Zackaria le fils agité et Daoussa le grand frère affairiste.

Depuis la libération du petit frère controverser Saley Deby de prison, les réunions s’en chaînent tout le soir loin de regard à Amdjarass. La sécurité de N’Djamena notamment la présidence est confiée à Mahamat Idriss Deby rappelé dare-dare à N’Djamena du Lac-Tchad, Ahmat Youssouf Itno, neveu d’Idriss Déby récemment nommé à la tête des Renseignements militaires; Tahir Erda, le chef de la police et frère d’un des gendres du chef de l’Etat ; et le colonel zaghawa Mahamat Salim Haggar, qui dirige le département des opérations extérieures de l’armée. Ceux-la sont chargés à veuillez sur les ex-rebelle Zakhawa, de contrôler l’armée et œuvrer pour protéger l’intérêt du clan.

Il est claire que les Zakhawa qui entourent Deby, prévalent la force des armes pour se maintenir au pouvoir qu’à un consensus global sur la personne qui mènera la transition après Deby. Le défi à révéler est que le Tchad est ni la RDC ni le Gabon. Les événements en RCA et en Libye doivent nous servir de leçon.

Djarma Acheikh Ahmat Attidjani
Activiste politique, analyste indépendant

A la fin du mois de novembre 2015, le président tchadien Idriss Deby a été admis à l’Hôpital américain de Neuilly à Paris en France où il a passé plusieurs journées accompagné de membres de son entourage, dont son fils Zakaria.

Confronté a une maladie incurable, aucun détail n’a filtré. Pour rassurer les tchadiens ses entourages quant aux informations circulant sur les réseaux sociaux attestant sa mort, Idriss Deby a tenu une interview à la télévision nationale pour montrer qu’il est non seulement en bonne santé mais aussi bel et bien vivant. Lors de cet interview, les tchadiens ont à peine reconnu leur président.
Une voix rauque, le visage enflé, des doigts engourdis, les regardes figés, un corps montrant des signes de fatigue d’une personne guettée par la mort et qui comme dans un jeu de cache cache cherche désespérément à s’en échapper.

Depuis lors la question de son succession fait débat. Selon la constitution du 31 mars 1996, l’ordre de succession présidentielle définit pour assurer l’intérim comme président de la République du Tchad en cas de décès, d’empêchement, de démission ou de destitution du président élu est le président de l’assemblée. Mais cette constitution sacrée est violée à plusieurs reprise par Deby depuis la révision de 2005 qui a fait sauter le verrouille de la limitation de mandat. Deby s’est alors offert une présidence à vie.
Ainsi le régime au Tchad est tout sauf démocratique et ce qui rend les choses compliqués est que la constitution qui permet une transition pacifique n’a plus de valeur juridique. Une constitution cousu sur mesure pour maintenir un dictateur ne peut valoir un document de référence ou de base. D’autant que parler du respect des lois au Tchad c’est ignoré la logique des années sombres de guerre civile et de conquête du pouvoir par les armes.

Qui pour succéder Deby?

Confronté désormais à la maladie qui le ronge, Idriss Deby resserre les rangs autour de lui en plaçant au poste clé les membre de sa famille dans la sécurité et l’Armée. Une équipe de confiance et soudée pour mission d’unifier le clan autour de la personne choisie, de dépasser les malentendus et les rapport d’ego entre famille.

Lors de la dernière hospitalisation de Deby à Paris, le clan laisse savoir sans l’ombre d’un doute leurs intention à se maintenir au pouvoir après Deby et cela en dépit de menace d’entraîner le pays dans une nouvelle guerre civile. Des tractations seraient en cours en France et dans les pays de la sous région pour imposer un membre de la famille proche de Deby pour le succéder. Trois noms y reviennent souvent: Mahamat Idriss Deby, l’enfant adoptif, Zackaria le fils agité et Daoussa le grand frère affairiste.

Depuis la libération du petit frère controverser Saley Deby de prison, les réunions s’en chaînent tout le soir loin de regard à Amdjarass. La sécurité de N’Djamena notamment la présidence est confiée à Mahamat Idriss Deby rappelé dare-dare à N’Djamena du Lac-Tchad, Ahmat Youssouf Itno, neveu d’Idriss Déby récemment nommé à la tête des Renseignements militaires; Tahir Erda, le chef de la police et frère d’un des gendres du chef de l’Etat ; et le colonel zaghawa Mahamat Salim Haggar, qui dirige le département des opérations extérieures de l’armée. Ceux-la sont chargés à veuillez sur les ex-rebelle Zakhawa, de contrôler l’armée et œuvrer pour protéger l’intérêt du clan.

Il est claire que les Zakhawa qui entourent Deby, prévalent la force des armes pour se maintenir au pouvoir qu’à un consensus global sur la personne qui mènera la transition après Deby. Le défi à révéler est que le Tchad est ni la RDC ni le Gabon. Les événements en RCA et en Libye doivent nous servir de leçon.

Djarma Acheikh Ahmat Attidjani
Activiste politique, analyste indépendant

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